Bolton's placehttp://comberi.zeblog.com/ |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Calendrier
Bolton
BlogCatégoriesDerniers billetsCompteursLiensFils RSS |
Chapitre 1Par Bolton :: 27/10/2006 à 16:27 :: Sans Nom
prologue
Noir. Obscurité profonde. Un silence assourdissant. Et au milieu la peur.
Il tente pourtant de la calmer, de l’étouffer elle qui lui serre la gorge, de retrouver de l’autorité dans ses propres mouvements, de ne plus être la proie de cette peur qui le cloue, de cette attente. Même sa mâchoire ne lui obéit plus. Elle se lance dans une grande improvisation musicale, un air de castagnettes très enlevé créé par l’entrechoquement de dents fatiguées par le temps et une hygiène plutôt précaire. Si au moins son cerveau était encore capable d'imaginer, de créer, de penser, de le faire partir d’ici par un moyen ou un autre, il aurait alors une chance, peut être, une dernière... Mais seule la musique dentaire lui tourne dans la tête. Clac, clac-clac, clac-clac-clac, clac ! Rien d'autre pénètre son âme, ou n’en sort. Et tout s'arrête ! Les mâchoires se fixent. Les jambes se raidissent. Le coeur se bloque. Sa respiration joue avec la toile du sac qui lui recouvre la tête. Il est encore en vie, pour l'instant. Une main ferme vient de se poser sur son épaule. Elle le pousse ; il avance. Pas un mot. Il franchit un petit couloir, entre dans une pièce plus large. Il arrive à ressentir l’éloignement ou la proximité des murs. Ils sont loin de lui dans la pièce où on l'arrête. Il reçoit alors un coup violent dans les jambes. Ses genoux heurtent violemment un sol de ciment. Il sent une grande poussière voler sur lui. Le haut du corps fait la pendule par la dureté du coup, il ne s'en faut que de peu de ne pas heurter le sol aussi avec la tête. Il reprend l'équilibre, toujours agenouillé, en s'aidant de ses mains liés dans le dos. Il est dans la position de l'homme près à être exécuté. Pour la première fois depuis ces jours si longs, il sent autour de lui des personnes marcher. Quatre, peut-être cinq. Ils ne parlent pas. Ils sont juste là, autour, à l'observer. Jusque là, il n'avait eu droit comme "visite" qu'au bruit des rangers du garde entrant dans la salle, posant le plateau repas, composé de riz ou de soupe, de soupe ou de riz, et de la rudesse de sa main lui saisissant le col pour le plonger, tête première, dans le repas. Il avait toujours eu les yeux bandés, même pour manger. Peut-être y avait-il d'autres personnes derrière le garde. Peut-être... En tout cas, là, il les sent, les renifle. Des pas lourds, des odeurs de sueurs différentes, une très forte odeur d'after-shave, une autre de cigare. Les pas sur le ciment résonnent dans son crâne. Il est l'heure mon petit gars. Pense à ranger tes pensées avant de partir une bonne fois pour toute. Telles sont les pensées résignées qui errent dans l'esprit du condamné. Faire le point... même au dernier instant de sa vie, il faut faire le point. chapitre 2 Trackbacks
Pour faire un trackback sur ce billet : http://comberi.zeblog.com/trackback.php?e_id=97324
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © Bolton's place - Blog créé avec ZeBlog | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||